Coupe du monde de football des U17 : Un petit tour et puis s’en vont…
Troisième défaite pour les Algériens au mondial des U17, au Nigeria. Ibrir et ses jeunes « fennecs », rentrent chez eux sans avoir pu passer l’écueil du premier tour.

Trois années de travail et de sacrifice et d’investissement, qui n’ont pas permis de mettre en valeur la sélection, ni même à ses éléments de se distinguer. Face aux grands du monde et leurs méthodes formations, l’expérience des académies, importée du Canada, a montré ses limites. Pourtant la raclée (6-0) concédée face aux Allemands en match amicale, était un signe révélateur et un indice de ce qui est le niveau mondial.
L’heure est aux bilans. La DTN doit absolument revoir sa copie et réfléchir à une politique de formation plus efficace. On ne doit, mettre en œuvre tous les moyens et dépenser toutes les énergies pour la formation d’une élite, une sélection, dont on a aucune garantie pour sa réussite.
Certes, on ne doit en aucun cas se plaindre du fait d’avoir eu cette académie. D’autant plus que c’était carrément le néant pour tout ce qui est de la formation des jeunes et les différentes méthodes scientifiques pour le travail des petites catégories. Cependant, il serait plus juste et plus audacieux de mettre en place un système de formation au niveau des clubs, notamment ceux de l’élite, pour palier aux différents problèmes d’adaptation et d’éloignement ou encore de trésorerie, et s’assurer d’avoir la qualité et la quantité ou encore de relever le niveau de notre football à la base. Par ailleurs, la sélection nationale est rentrée avec un capital point néant et un compteur de but bloqué à zéro. L’ombre de Bendahmane a plané sur Kaduna. En l’absence du meilleur buteur de la CAN, en mars dernier à Alger, la ligne d’attaque des Verts est restée muette.
Quelques soient les raisons de sa mise en écart, Ibrir pouvait-il réellement se passer des services précieux de ce jeune attaquant, qui faut-il le souligner sort à peine de la puberté pour entamer un âge plus difficile, à savoir l’adolescence. D’autant plus, qu’il a affiché toute sa disponibilité lors des stages de l’équipe et les différents tournois disputés en Algérie ou à l’étranger.
Cela dit, prendre part à une phase finale de coupe du monde ne peut être que bénéfique. On aura l’occasion de se mesurer aux meilleurs, de comparer le niveau des jeunes footballeurs Algériens et de s’imprégner du travail des autres nations qui ont déjà fait leurs preuves.
[ via l’article d’origine ]
de Rédha Maouche, horizons-dz.com
publié, le 02 Novembre 2009