En attendant le match de Khartoum : L’heure « Hommes » a sonné
Expédition. De Blida au Caire en passant les escales rwandaise et zambienne, tous les carillons ont été ramenés à zéro. A égalité parfaite entre les deux prétendants (Algérie et Egypte) au champ de la gloire qui s’ouvrira en juin 2010 en Afrique du Sud. Photo : Makine F.

Un scénario prévu par les spécialistes et la tradition, enjeu et rivalité obligent, qui devrait connaître son épilogue, chez l’équipe (dans le pays) qui accueille le dernier match décisif. Le tirage au sort l’a voulu en Egypte. Comme en 1989. L’horloge se remet en marche à l’heure de Khartoum. A la der. Fatale pour le vaincu. « Nous n’avons plus de calculs à faire. Ce qu’on a loupé malgré tous les dangers au Caire devra être rattrapé au Soudan. J’y ai vraiment cru quand, avant de recevoir une belle dégagée par Laïfaoui, j’avais regardé le tableau d’affichage qui indiquait 94 minutes. Nous ne sommes pas blessés, c’est un avantage. Nous sommes concentrés. Il faudra revivre à Khartoum », affirme Meghni en larmes malgré les tapes de consolation de ses coéquipiers Ziani et Lemouchia. On prend les mêmes (avec Chaouchi et probablement Yebda) et on reprend le parcours du combattant. Pour un dernier combat. En un seul round. Et si le lendemain de la victoire de l’Égypte, un prolongement d’une nuit dementielle et délirante d’un peuple et d’une presse déchaînés ont abattu le moral des 2000 supporters, la confrontation au Soudan ne s’avérera pas une formalité chez les connaisseurs de la balle ronde au Caire.
Les médias se rebranchent, audmentent le potentiomètre (les décibels et la harrangue sans limite) et enflamment déjà les poitrines qui s’apprêtent à faire le voyage au Soudan. Les officiels promettent le déplacement à moitié prix (avion). On encourage les passionnés à prendre le train jusqu’à Assouan et continuer en bus jusqu’au Soudan. Malgré la victoire, au Caire, on craint toujours les Verts.
Un gros élastoplast autour de la main (une vieille blessure) Halliche a le visage livide. « Je vais bien. J’ai, par contre, mal à mon arcade. D’ici le match, je serai prêt. Comment vont nos supporters ? Nous avons vécu l’enfer mais l’Egypte est à notre portée. Au Soudan, le topo ne sera pas le même. Nous nous battrons pour ce ticket, que toute l’Algérie veut et réclame », rassure Halliche.
La nuit (samedi-dimanche) de tous les dangers a dévoilé toute la laideur de l’hypocrisie et du sourire tartuffien. En tout état de cause, nos Verts ne traînent plus dans le top 100 de la FIFA. Nos Verts sont en CAN. Ils restent stoïque, décidés.
La « Oum Eddounia » risque de passer à côté du « monde » de juin-juillet 2010 réuni chez Mandela. Même blessés, désorientes, journalistes et supporters, ici au Caire, s’activent pour le périple qu’ils espèrent victorieux à Khartoum.
[ via l’article d’origine ]
de Mokrane Harhad, horizons-dz.com
publié, le 16 Novembre 2009