Aéroport International d’Alger : Une nouvelle tour de contrôle de… 72 mètres
Avec une hauteur dépassant 70 mètres (l’ancienne tour 42 m), cette structure répondra aux normes internationales de contrôle aérien.
Imposante et belle sera la nouvelle tour de contrôle de l’aéroport international d’Alger. Installée sur une base de blocs techniques, elle s’érige telle une Coupe du monde géante (sauf qu’elle est argentée) couronnée d’une salle de contrôle de plus de 100 m2 de superficie.
Dotée de deux ascenseurs panoramiques, elle permettra non seulement de gérer de manière plus efficace le trafic aéroportuaire mais également de faire face au développement de l’aéroport international d’Alger et l’évolution, sans cesse croissante, du trafic aérien. Présentée pour la première fois au ministre des Transports, M. Amar Tou, la maquette du projet traduit déjà l’importance de ce chantier qui sera lancé durant le premier trimestre de l’année prochaine « voilà une tour à la hauteur de l’aéroport international d’Alger », nous dit M. Hocine Benchaâbane, DG de l’ENNA qui chapeaute, également, quatre autres projets de tours de contrôle à Ghardaïa, Oran, Constantine, et Tamanrasset.
Ce programme été lancé dans le cadre du développement des infrastructures liées à la navigation aérienne. L’ouverture des plis relatifs à la réalisation des cinq tours aura lieu vers la fin du mois de janvier. La réalisation durera, quant à elle, de 18 à 24 mois, précise-t-on. Les études ont été confiées au Groupement espagnol SENER GOP qui a su donner à chacune des structures un cachet bien particulier « nous avons opté pour une conception différente suivant les spécificités de chaque région », nous dit M. Benchâabane. Avec une hauteur de 72 mètres, le bâtiment qui servira de tour de contrôle pour Alger sera érigé non loin de l’ancienne structure. Cette dernière, d’une hauteur de 42 mètres, abritera la future vigie d’incendies. « c’est une réalisation hautement technique et complexe ». Mais une fois achevée, Alger aura enfin une tour des plus modernes qui répond à l’ensemble des normes internationales », explique le patron de l’ENNA approché en marge de la visite de Amar Tou dans les installations de l’entreprise.
Cœur palpitant de toute infrastructure aéroportuaire, une tour de contrôle transmet des renseignements et des autorisations aux aéronefs dans le but d’assurer l’acheminement sûr, ordonné et rapide de la circulation aérienne sur l’aérodrome ou aux abords de celui-ci, afin de prévenir les collisions et autres incidents. Cette spectaculaire construction comprendra également les corps d’état techniques suivants : énergie électrique secourus, téléphonie, réseaux, télésurveillance et contrôle d’accès, climatisation, détection et lutte contre les incendies, ascenseurs panoramiques et autres. Rappelons que le ministre des Transports a déclaré jeudi dernier que l’ouverture des plis relatifs à la réalisation des cinq tours se déroulera au début de l’année prochaine et que 15 entreprises, nationales et étrangères, ont d’ores et déjà retiré les documents de soumission. L’avis d’appel d’offres précise que les entreprises peuvent soumissionner pour un ou plusieurs lots. Les moyens mobilisés sur chacun des chantiers doivent cependant être indépendants des autres. Et pour être éligible chaque entreprise doit satisfaire aux deux conditions.
Il est également à souligner que pour faire face aux situations d’urgence, l’ENNA dispose d’une tour de contrôle mobile et de deux VOR mobiles pouvant être déployés rapidement. Après s’être équipé d’un système radar et d’un avion laboratoire de nouvelle génération, l’établissement compte également se doter d’un complexe de la navigation aérienne à Tamanrasset équipé d’un centre de contrôle régional. Ce projet inclut par ailleurs le renforcement et l’extension de la couverture radar à travers l’installation de 13 nouveaux radar et 4 stations ADSB ainsi que la réalisation d’un support de télécommunication autonome basé sur le VSAT. L’acquisition de 12 ILS (instruments d’atterrissage), de 23 SSLI et 12 groupes électrogènes figurent également dans les perspectives de l’entreprise qui réalisera ces programmes, à la hauteur des espérances de ses dirigeants et ses 3.500 travailleurs.
A quand d’autres propositions de ce genre et à quand leur adoption?
[ via l’article d’origine ]
A.Fadila, elmoudjahid.com
publié, Mercredi 16 Décembre 2009
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