Brest et Dijon s’unissent pour l’achat de 52 rames de tramway
Les Communautés d’Agglomération de Brest et de Dijon ont annoncé aujourd’hui leur décision de choisir Alstom pour la fourniture de 52 rames de tramways Citadis pour un montant de 106 millions d’euros. Lors de l’appel d’offres, les deux agglomérations avaient en effet décidé de s’associer afin de rationaliser les investissements et de mutualiser les besoins. Vingt rames sont destinées à Brest et 32 rames à Dijon.

C’est la première fois que des collectivités s’unissent ainsi pour réaliser des économies sur ce type de contrat.
500 000€ d’économie par rame
Cette commande groupée représente « un gain financier important qu’on peut évaluer à près de 500000 euros par rame par rapport à notre budget initial », s’est félicité le maire de Brest, François Cuillandre, lors d’une conférence de presse à Paris.
Le coût de chacune des 52 rames commandées s’élève à 2,05 millions d’euros, pour un contrat total de 106 millions. L’économie réalisée par les deux agglomérations s’élève à près de 36 millions d’euros.
« C’est, par rapport à ce qui a pu se faire dans d’autres agglomérations, une économie sur les rames de 25% à 30% qui a été réalisée », ajoute le maire de Dijon François Rebsamen.
Bonne chose pour l’économie française
Alstom, dont les tramway Citadis dominent largement le marché français, était en concurrence avec le canadien Bombardier, l’espagnol Caf et le suisse Stadler. A ce jour, 1 239 Citadis ont été commandés par 30 villes dans le monde, a précisé Alstom dans un communiqué. Les rames Citadis seront conçues dans l’usine Alstom de Valenciennes. Cinq autres sites d’Alstom Transport participeront à la fabrication : Tarbes pour les équipements électriques et électroniques de la chaîne de traction, Ornans pour les moteurs, Le Creusot pour les bogies, Villeurbanne pour l’électronique embarquée et la Rochelle pour l’assemblage.
« Nous nous réjouissons que ce soit un groupe français. C’est une bonne chose pour notre économie et nos emplois », précise M. Rebsamen.
Le tram à Brest en 2012
Les deux villes avaient signé un appel d’offre commun en novembre 2008 afin de réduire les frais d’étude et le coût du matériel roulant. Le Havre, Besançon et Tours avaient un temps songé à les rejoindre sur ce projet avant de renoncer.
Brest doit mettre en service une ligne de tramway de 14,3 kilomètres sur un axe est-ouest d’ici la fin juin 2012. « La ville doit aussi lancer une étude pour une seconde ligne sur l’axe nord-sud », indique François Cuillandre.
Dijon prévoit pour sa part de mettre en service deux lignes sur 20 kilomètres d’ici le début de 2013.
« On peut imaginer que ces groupement de commandes soient multipliés à l’infini dans nos marchés publics », commente encore le maire de Brest. Les groupements de commandes sont une procédure assez fréquente mais portent en général sur des contrats de bien moindre importance.
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ouest-france.fr, publié mardi 15 septembre 2009