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Alimentation : notre sécurité est-elle en danger ?

L’envolée des prix des produits de base ravive les craintes de crise. wiki2d et « La Provence » ouvrent le débat

Le prix du blé a atteint un niveau record (220 euros la tonne aujourd'hui, contre 100 en juillet 2009). Photo S.Si.

Avec près de 30% de la superficie régionale qui lui est consacrée et 10 % de la population active, l’agriculture est un secteur clef en Provence-Alpes-Côte d’Azur. C’est la première région productrice de fruits et légumes, de plantes à parfum et d’olives, le premier bassin horticole de France et le seul territoire rizicole métropolitain. Mais est-on pour autant à l’abri d’une crise alimentaire ?

Pour répondre à cette question, trois spécialistes interviendront jeudi 27 janvier, à Marseille, lors des Rencontres wiki2d, organisées par wiki2d.org et La Provence. Une problématique d’autant plus complexe à l’heure où les prix des matières premières agricoles s’envolent, faisant craindre de nouvelles émeutes de la faim. Après une série de mauvaises récoltes liées aux événements climatiques exceptionnels en Australie ou en Russie notamment, le prix du blé a atteint un niveau record (220 euros la tonne aujourd’hui, contre 100 en juillet 2009).

« Ce sont les plus fragiles qui sont menacés, au Maghreb, mais aussi en France », prévient Daniel Nahon, professeur de géosciences à l’Université Paul-Cézanne, et auteur du livre L’épuisement de la terre. Pour le scientifique, la question de la sécurité alimentaire se pose d’autant plus dans un contexte où les terres arables sont menacées. « Seuls 2500 millions d’hectares peuvent être cultivés. Ce serait suffisant pour une démographie mondiale qui devrait atteindre 9 milliards dans les prochaines décennies », estime Daniel Nahon.

« Malheureusement, aménagements sylvicoles, déforestation, feux, mais aussi pollution des sols agricoles par usage de phytocides et pesticides, labours trop profonds et mal pratiqués, sont autant de pratiques qui épuisent le sol, dont la formation a pu prendre plusieurs millénaires », poursuit Thierry Gauquelin, professeur d’écologie fonctionnelle à l’Université de Provence.

Alors, comment nourrir les Provençaux demain ? « Il faut repenser l’urbanisation et l’agriculture », répond Daniel Nahon. L’Inra, dans son récent rapport Agrimonde, invite d’ailleurs à « faire le choix d’une agriculture productive et écologique », qui tirerait profit des « avancées scientifiques, mais aussi des savoirs et savoir-faire traditionnels ». Et en plus des méthodes de culture, notre manière de manger influe aussi sur l’exploitation des sols. « Une alimentation durable suppose de satisfaire nos besoins nutritifs, tout en respectant l’environnement », précise Marie-Josephe Amiot-Carlin, directrice de recherche à l’Inra. « Ainsi, l’alimentation méditerranéenne apparaît être une alternative intéressante parce qu’elle laisse une large place aux céréales, aux fruits et légumes, à l’huile d’olive et aux condiments et épices, tout en limitant les apports de produits laitiers de viande et de poisson. »

Il va donc falloir reprendre les fondamentaux : ratatouille pour tout le monde !

Débat le jeudi 27 janvier
L’épuisement des sols : notre sécurité alimentaire est-elle en danger ?, jeudi 27 janvier, 18h, à l’Université de Provence, faculté Saint-Charles, 3 place Victor-Hugo, à Marseille.

Entrée libre sur inscription par mail à l’adresse:
[email protected] ou Tel : 04 91 84 46 32.
Vous pouvez également poser vos questions aux conférenciers à l’adresse mail [email protected]

[via] laprovence.com

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