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Algérie -Manque de manuels, classes surchargées, établissements inachevés… :

Une rentrée et des carences

La rentrée scolaire ne s’annonce pas de tout repos pour Boubekeur Benbouzid. Alors que certains syndicats brandissent la menace d’un retour à la protestation en signe de mécontentement contre le régime indemnitaire du secteur de l’éducation jugé « injuste », le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) a mis en garde hier contre une rentrée des classes sans livre scolaire. « La majorité des établissements n’ont toujours pas eu leur lot de livres », a indiqué hier à Alger M. Idir Achour, secrétaire général et porte-parole du CLA, lors d’une conférence de presse.

Il a ajouté que plus de 80% des infrastructures prévues pour cette année «n’ont pas été réceptionnées et ne le seront pas de sitôt».Outre le manque de manuels et d’infrastructures, les enseignants doivent faire cette année avec des classes surchargées (entre 40 et 50 élèves par classe), notamment pour ce qui est des élèves de 1re année secondaire (1re AS) et 1re année moyenne (1re AM). Le représentant du CLA a tenu à contredire le ministre de l’Education, Boubekeur Benbouzid, qui a annoncé un allègement des programmes scolaires.

« Il n’y a eu aucun allègement (du programme scolaire), seulement quelques changements sans la moindre importante ». A en croire le représentant du CLA, des centaines de contractuels n’ont toujours pas reçu leurs salaires de l’année dernière. Selon M. Achour, le ministère de l’Education va se passer des services de ces derniers pour cette année. « Il n’y aura pas de recrutement d’enseignants contractuels cette année, la tutelle ayant décidé de faire appel à des enseignants recrutés dans le cadre du préemploi », dénonce Idir Achour qui a estimé que la tutelle consacre à travers cette mesure la « précarisation » et la « dévalorisation » du métier d’enseignant.

Compte tenu de ces nombreuses carences, le CLA dit s’attendre « à une rentrée mouvementée » en ajoutant l’épineux dossier des œuvres sociales qui fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. S’inscrivant en porte-à-faux avec les deux propositions de création d’une commission nationale ou bien de commissions de wilayas (indépendantes) pour gérer le patrimoine des œuvres sociales de l’éducation, Idir Achour s’est prononcé pour la dissolution de ces commissions arguant d’un problème de probité des membres desdites commissions.

En revanche, le CLA propose deux alternatives. Il met en avant une première option relative à la création en lieu et place de la commission nationale et les commissions de wilayas, de comités locaux au niveau de chaque établissement scolaire. « C’est l’Assemblée générale des travailleurs de l’éducation qui est la seule habilitée à décider de la façon d’utiliser le patrimoine des œuvres sociales selon les besoins exprimés », souligne M. Achour. Il estime que cette option « consacre à la fois le principe de solidarité et la transparence dans la gestion des œuvres sociales ».

La seconde alternative défendue par le Conseil des lycées d’Algérie consiste en le versement des œuvres sociales au profit des travailleurs du secteur sous forme de treizième mois (13e mois). « Les travailleurs peuvent, dans ce cas de figure, créer un fonds commun de solidarité ». Sur ce registre, Idir Achour a affirmé qu’il conteste la commission UGTA-ministère de l’Education créée à l’effet de recenser le patrimoine (logements, voitures, etc.) de l’éducation. « La Cour des comptes et l’Inspection générale des finances sont les seules habilitées à s’occuper de cette tâche ».

Le porte-parole du CLA n’a pas exclu un retour à la grève dès le mois prochain (octobre) en concertation avec les autres syndicats autonomes du secteur de l’éducation.

Grève et sit-in du CLA le 5 octobre prochain
Le Conseil des lycées d’Algérie – syndicat autonome non agréé – prévoit d’observer un mouvement de grève le 5 octobre prochain ponctué d’un sit-in pour protester contre la fin de non-recevoir à sa demande d’agrément par le ministère du Travail. Pourtant, légalement le CLA est enregistré au niveau du département du Travail, selon Idir Achour. Le SG du CLA indique que le dossier d’enregistrement a été déposé auprès du ministère du Travail le 15 juin 2011. «A l’issue de son Conseil national tenu vendredi, le CLA a pris la décision de s’adresser au ministère de l’Education et l’Assemblée populaire nationale (APN) en vue de débloquer cette situation.» Dans le cas où cette démarche n’aboutit pas, le CLA saisira l’Organisation internationale du travail (OIT) et le Bureau international du Travail (BIT).

[Via] Younès Djama, latribune-online.com – Photo : Riad

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